Parcours de soins

 

  • Radiologie
  • Médecin nucléaire
  • Anatomo-pathologie
  • Chirurgie
  • Chimiothérapie
  • Radiothérapie
  • Hormonothérapie
  • Suivi cardiologique
  • Kinésithérapie
  • Pharmacien
  • Infirmiers libéraux
  • Bandagiste-orthésiste
  • Ostéopathie
  • Prestataire de santé à domicile
  • Homéopathie
  • Oncogénétique
  • L’activité physique
  • Hypnosédation
  • Nutrition

Le traitement du cancer du sein est composé de différentes étapes et font intervenir de multiples professionnels de santé.

Quelles sont ces étapes ? Qui sont les professionnels et acteurs de santé qui peuvent être mobilisés ?

Le SIS vous aide à y voir plus clair.

Bandagiste-orthésiste

 

Le bandagiste-orthésiste est un professionnel de santé de proximité qui va accompagner la patiente avant l’acte chirurgical (dans le cas d’une reconstruction mammaire immédiate) et/ou en post-chirurgie (pour l’adaptation d’une prothèse mammaire externe).

Pour les femmes qui vont bénéficier d’une reconstruction mammaire, le bandagiste-orthésiste délivrera parfois un vêtement de maintien post-opératoire (soutien-gorge, body, …) qui, à ce jour, n’est pas pris en charge par la sécurité sociale. Pour les femmes qui ont eu une mastectomie totale ou des séquelles esthétiques suite à une mastectomie partielle, qui sont dans l’attente d’une reconstruction ou qui ne souhaitent pas de chirurgie reconstructrice, le bandagiste-orthésiste délivrera une prothèse mammaire externe.

Un rendez-vous avec la patiente, incluant un essayage de prothèses et de soutiens-gorge, permettra de déterminer avec elle le modèle le plus adapté. Cet appareillage est indispensable à la fois pour éviter un déséquilibre statique et des douleurs cervicales, ainsi que pour retrouver une silhouette féminine.

Depuis mai 2016, les prothèses mammaires externes sont intégralement remboursées. En revanche, la lingerie adaptée ainsi que les maillots de bain restent à la charge de la patiente. Cependant, il est important de se renseigner auprès des mutuelles car il existe des contrats dont les forfaits ou options permettent une prise en charge partielle ou totale. Le bandagiste-orthésiste interviendra aussi en cas d’œdème du membre supérieur pour la réalisation et la délivrance d’un manchon de contention. La prise de mesure est adaptée en fonction du drainage lymphatique effectué par le kinésithérapeute. Un manchon de contention n’est pas entièrement pris en charge par la sécurité sociale.

En bref…

Le bandagiste-orthésiste est un professionnel spécialisé pour accompagner les patientes opérées du sein :

  • Rassurer la patiente sur les options qui peuvent lui être proposées pour son confort et sa qualité de vie
  • Être à l’écoute et entièrement disponible grâce à des locaux permettant une prise de mesure et des essayages en toute confidentialité

CHIRURGIE

 

Tout d’abord, le médecin référent est l’interlocuteur privilégié de la patiente et de sa famille mais les décisions thérapeutiques sont prises en équipe. Les traitements sont discutés lors des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), qui rassemblent plusieurs médecins de diverses disciplines :

  • Radiologues,
  • Pathologistes,
  • Chirurgiens,
  • Oncologues médicaux,
  • Oncologues radiothérapeutes,
  • etc,

en collaboration étroite avec les médecins de ville.

Ces réunions ont lieu une fois par semaine, les jeudis soirs, à l’Institut de Cancérologie Lucien Neuwirth de Saint Etienne. L’ensemble du dossier est alors étudié et, en fonction des résultats des examens, les traitements chirurgicaux les mieux adaptés à chaque forme de cancer et à chaque individu sont alors envisagés. Le médecin référent explique alors au patient et à sa famille les décisions du comité. Ce médecin est souvent le chirurgien puisqu’il intervient fréquemment en premier lors du chemin clinique du patient.

La chirurgie reste le plus souvent une étape indispensable au traitement du cancer du sein localisé. Elle est assurée selon les besoins spécifiques de la patiente par des chirurgiens sénologues souvent formés à la chirurgie plastique oncologique.

Effectivement, lorsque seule une ablation partielle du sein est indiquée (chirurgies les plus fréquentes pour les cancers de petite taille), une oncoplastie peut être pratiquée, c’est-à-dire l’association de l’ablation de la tumeur avec une chirurgie esthétique qui permet de garder une forme harmonieuse au sein.

La chirurgie en ambulatoire ou « en un jour » est alors le plus souvent possible. Ce mode de prise en charge consiste à être hospitalisé le jour de son intervention et de sortir quelques heures après celle-ci en toute sécurité pour son domicile. Elle est possible depuis plusieurs années lorsque le geste chirurgical ne présente pas de risques postopératoires importants (tumorectomie, ganglion sentinelle, lipomodelage…). Les avantages sont essentiellement la réduction des risques d’infection du site opératoire, le taux de satisfaction élevé des patientes et l’absence de sur-risque. C’est une forme d’hospitalisation qui améliore le confort du patient et de son entourage.

Les patientes pour lesquelles une ablation totale du sein est nécessaire (mastectomie) peuvent bénéficier, selon les indications médicales et leurs souhaits propres, d’une reconstruction mammaire soit immédiate (dans le même temps que l’ablation du sein), soit secondaire lorsque les autres traitements, chimiothérapies et radiothérapies, ont été effectués. La technique de reconstruction est choisie après discussion avec la patiente, le plus souvent, au terme de plusieurs consultations. La reconstruction fait appel à différentes techniques :

  • Autologues (avec les propres tissus de la patiente : graisse, lambeaux musculocutanés)
  • Prothétique (prothèses mammaires en gel de silicone ou au sérum physiologique)

La technique sera celle que la patiente aura choisie, celle qui s’adapte le mieux à sa morphologie, à sa qualité de peau, à ses antécédents médicaux, aux antécédents éventuels de radiothérapie et à son mode de vie.

Pour les cancers invasifs, l’ablation de la tumeur est associée à l’exérèse d’un ou plusieurs ganglion(s) axillaire(s). En fonction de la situation, deux techniques peuvent être employées :

  • La technique dite du « ganglion sentinelle » : il s’agit d’une technique innovante qui consiste à enlever et examiner uniquement un à deux ganglions axillaires. Pour cela, on injecte un marqueur radioactif au voisinage de la tumeur ou près de l’aréole du sein (examen réalisé dans le service de médecine nucléaire avant votre intervention). Ce produit est collecté par le système lymphatique pour se concentrer au niveau des premiers ganglions axillaires. Une scintigraphie permet de bien les repérer et le prélèvement pendant l’intervention en est ainsi facilité.
  • Le « curage axillaire » : cette technique consiste à effectuer une incision dans l’aisselle pour prélever des ganglions afin de savoir s’ils sont atteints par le cancer. Ce curage axillaire est réalisé le plus souvent au cours de l’opération du sein lorsque les ganglions sentinelles sont atteints par le cancer.

Les résultats histologiques définitifs (analyse fine et complète de la maladie) seront remis lors de la visite post-opératoire par le chirurgien. Ces derniers viendront conforter les décisions prises lors de la réunion de concertation pluridisciplinaire. Ils pourront également permettre d’adapter les traitements adjuvants (radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie etc…) alors indiqués et proposés à la patiente.

HOMÉOPATHIE

 

Les traitements dits « homéopathiques » ne prétendent pas traiter le cancer mais aider le patient atteint d’un cancer. Ils se présentent donc comme des « soins de support », une aide complémentaire afin que le patient supporte mieux certaines difficultés de son parcours de soins.

La prise en charge va consister à identifier les besoins du patient en fonction de son attente, de son terrain psychologique, de son état physique et de la gravité de sa pathologie ainsi que des traitements qu’il doit subir.

C’est devant ce tableau complet qu’une « stratégie » thérapeutique peut être décidée.

Les traitements donnés comportent de l’homéopathie classique, c’est à dire la prise de granules, mais la plupart des médecins homéopathes qui accompagnent les patients atteints d’un cancer utilisent, en complément, différentes médecines dites « naturelles ».

Bien entendu, tout cela vient compléter les traitements classiques sans les contrarier.

Une consultation chez le médecin homéopathe se déroule avec une partie commune à toute consultation médicale, « l’interrogatoire » :

  • Narration de « l’histoire de la maladie cancéreuse avec son vécu »
  • Antécédents médicaux et chirurgicaux
  • Bilan de la pathologie
  • Protocole de soins prévu ou en cours (envoi d’un courrier à l’oncologue)
  • Bilans biologiques

Vient ensuite le moment de l’examen clinique en rapport avec la pathologie et l’état général. L’ensemble de ces données va nous permettre d’élaborer une thérapeutique individualisée.

Le but qui est de soutenir le patient est très souvent atteint : soutien psychologique certainement et heureusement, mais aussi soutien physique avec moins d’effets secondaires des thérapeutiques lourdes (comme la chimiothérapie et la radiothérapie). On note surtout une meilleure énergie physique et psychique.

En ce qui concerne l’homéopathie classique, les effets secondaires sont quasi-inexistants. Pour la phytothérapie, le praticien évitera les plantes contre- indiquées.

INFIRMIERS LIBÉRAUX

 

L’infirmier du SIS intervient auprès de la patiente après la chirurgie pour la réfection des pansements que ce soit à domicile ou au cabinet situé dans le bâtiment du SIS.

Si vous n’avez pas d’infirmier / infirmière, notre coordinatrice de parcours pourra vous transmettre nos coordonnées pour que nous puissions convenir ensemble de l’heure de notre passage à votre domicile pour effectuer les soins.

Nos interventions sont complétement prises en charge à 100% par votre caisse d’assurance maladie ainsi que votre mutuelle, vous n’avez donc pas de règlement à nous faire.

Notre rôle est la prise en soin de la cicatrisation dirigée de votre plaie.

Le suivi et la prise en charge de la cicatrisation des plaies en post-opératoire s’inscrit dans une démarche de soins ayant également pour objectif un résultat esthétique satisfaisant au niveau des cicatrices.

Ainsi, nous entretenons une relation directe et privilégiée avec votre chirurgien pour réajuster à tout moment le protocole de soin établi (si nécessaire).

Enfin, nous intervenons aussi dans le processus de soins pour d’éventuels prélèvements sanguins, perfusions, injections hormonales ou parfois à la réalisation de chimiothérapie à domicile.

Notre relation privilégiée avec les patientes par notre passage quotidien nous permet aussi de répondre à vos questions, de reformuler certains points que vous n’auriez pas compris ou tout simplement être une relation d’aide et de réassurance. Nous pourrons également vous ré-adresser à votre médecin référent si besoin.

ONCOGÉNÉTIQUE

 

Le cancer est aujourd’hui une pathologie répandue et la plupart du temps il survient au hasard dans les familles. Nous connaissons les facteurs environnementaux qui peuvent influencer sa survenue comme le tabac, l’alcool, le surpoids, l’alimentation, les facteurs hormonaux, viraux… Ceux-ci sont fréquents et nous pouvons essayer de les éviter, ce n’est pas le cas d’une prédisposition héréditaire.

L’oncogénétique est une partie de la génétique qui s’intéresse à ces prédispositions héréditaires à développer une tumeur.

Certaines familles ont une histoire particulière ou certaines tumeurs, des caractéristiques particulières, qui incitent à penser qu’il y a peut-être un facteur de prédisposition génétique familiale.

La démarche consiste à repérer ces familles où il y a souvent plusieurs antécédents de cancers, afin de leur proposer une prise en charge adaptée à leur risque si nous confirmons la prédisposition génétique.

Pour autant, toutes les personnes porteuses d’une prédisposition génétique ne développeront pas systématiquement un cancer. Une prédisposition n’est en aucun cas une maladie, il s’agit d’un facteur qui augmente le risque de développer une tumeur.

Des situations différentes

Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent. Il touche globalement un peu plus de 10% de l’ensemble des femmes tout au long de leur vie. La plupart du temps, cette atteinte survient plutôt après l’âge de la ménopause et le plus souvent après 65 ans. Il s’agit là, le plus souvent, d’une atteinte sporadique c’est-à-dire accidentelle.

Certaines situations évoquent une prédisposition génétique car l’atteinte est différente, plus précoce (avant 50 ans et surtout avant 40 ans), multiple ou encore associée à d’autres cancers chez la même personne ou chez d’autres personnes de la famille, comme l’ovaire notamment… Le médecin qui prend en charge la patiente va alors conseiller une consultation d’oncogénétique.

Il arrive néanmoins qu’il puisse y avoir plusieurs antécédents sans prédisposition génétique avérée. Le cancer du sein peut aussi être associé à des facteurs environnementaux souvent identiques dans la même famille. Les atteintes sont généralement tardives.

Ces prédispositions génétiques représentent en fait une part très faible de l’ensemble des tumeurs. Moins de 5% des cancers du sein, par exemple, sont liés à l’un des deux gènes majoritairement impliqués : BRCA1 ou BRCA2.

Une prise en charge différente

Les mesures de dépistage proposées en population générale sont appropriées au risque de la population générale plus souvent atteinte après 50 ans, d’où une proposition de mammographie tous les 2 ans à partir de 50 ans.

Ces mesures sont inappropriées au risque plus précoce et augmenté de tumeur dans la situation d’une prédisposition génétique. Il convient là d’instaurer cette surveillance particulière annuelle dès 30 ans, couplant l’IRM mammaire à la mammographie pour une meilleure performance et de surveiller également les autres organes susceptibles d’être atteints. Il est maintenant possible d’envisager des techniques de chirurgie prophylactique (c’est-à dire préventive) afin de diminuer ce risque.

Aujourd’hui, pour certaines tumeurs liées à une prédisposition type BRCA, de nouvelles perspectives de prises en charge spécifiques voient le jour.

Des prédispositions familiales

Les anomalies génétiques identifiées sont propres à chaque famille. Toute recherche positive permettra ensuite de proposer aux autres femmes de la famille, en âge de bénéficier d’une surveillance, de pouvoir bénéficier d’un test prédictif. Ce test consiste en une recherche de la mutation identifiée alors même qu’elles n’ont pas eu de cancer, pour adapter à leur tour leur surveillance. Ce test est également réalisé à partir du sang de la personne, le résultat est rapide. C’est la personne qui a bénéficié de l’étude qui informe les membres de sa famille susceptibles de bénéficier de l’étude avec l’appui du service. Le médecin qui rend le résultat indiquera à cette personne quels sont les membres de sa famille qui peuvent bénéficier de l’étude et la guidera dans cette démarche.

En pratique

Ce sont le plus souvent les familles qui contactent directement le service mais il vaut mieux que la patiente atteinte demande conseil au médecin qui la prend en charge car celui-ci saura lui donner les premières informations. La plupart des situations n’étant pas liées à une prédisposition génétique.

La recherche est réalisée à partir de la ou les personnes atteintes de cancer de la famille. Il vaut mieux que ce soient celles-ci, de préférence, qui prennent contact avec le service.

Lorsque l’on reçoit un appel téléphonique, la secrétaire se renseigne pour savoir dans quel cadre s’inscrit la demande. Un questionnaire est envoyé pour recueillir les antécédents (nombre de tumeurs et de personnes atteintes, leur âge…), les résultats d’examen et compte-rendu opératoire de la personne concernée sont demandés si besoin au médecin.

Si l’on retient l’indication de consultation puis d’analyses celles-ci sont effectuées auprès de la personne atteinte de la famille qui présente le plus de risque d’être porteuse d’une prédisposition génétique (la plus jeune ou ayant déjà eu plusieurs tumeurs) à partir d’un prélèvement sanguin.

Son consentement doit être impérativement recueilli. C’est à elle que sont rendus les résultats.

Un programme de suivi

Il s’enclenche alors une procédure de surveillance et de prise en charge adaptée à la prédisposition et au patient si cette recherche est positive. Les patients sont suivis au cours de leur vie dans le cadre du programme GENERA (personnes porteuses de prédisposition génétique au cancer en région Rhône-Alpes) par le service de génétique qui en assure la coordination auprès des autres spécialistes (gynécologues, gastro-entérologues, oncologues, radiologues, médecins traitants…).

Notre psychologue est présente aux consultations. Elle revoit volontiers les personnes qui le souhaitent au cours de leur parcours oncogénétique parfois long.

Des groupes de paroles pour les personnes porteuses sont également proposés au CHU. Ils sont dirigés par une conseillère en génétique et la psychologue.

La première recherche de prédispositions dans une famille prend souvent plusieurs mois.

Et si le test est négatif

Il arrive souvent que la recherche soit négative.

Il y a encore beaucoup de recherche dans le domaine du cancer et il est possible que les connaissances évoluant, d’autres examens puissent vous être proposés à une date non connue de nous actuellement. Parfois, c’est la survenue malheureusement d’une autre tumeur dans la famille qui va faire évoquer d’autres tests à réaliser. Il est important de rester en contact.

Il est aussi possible qu’il n’y ait pas de prédisposition génétique mais cela est difficile à prouver vu les multiples facteurs impliqués.

Le coût

Les consultations d’oncogénétiques sont prises en charge par la CPAM. Les études génétiques sont également prises en charge.

Quand

La consultation d’oncogénétique peut avoir lieu assez rapidement après la prise en charge initiale mais elle peut intervenir parfois longtemps après selon la demande de la patiente mais aussi de la famille.

Le lieu

Hôpital Nord CHU Saint Etienne – Pôle couple mère enfant

Consultations bâtiment E niveau -1

04 77 82 81 16

L’équipe d’oncogénétique

Dr Marine Lebrun, généticienne

Dr Fabienne Prieur, généticienne

Caroline Kientz-Bussy, conseillère génétique

Marie Mudard, conseillère génétique

Manon Carrot, psychologue

Pauline Verot, secrétaire

PRESTATAIRE DE SANTÉ A DOMICILE

 

Le prestataire de santé à domicile est un professionnel de santé de proximité qui intervient, sur prescription médicale, dans la dispensation du matériel médical destiné aux perfusions et pansements, à la sortie du patient de l’établissement hospitalier.

Lorsqu’un patient a besoin de perfusions ou de pansements, dans le cadre de sa prise en charge à domicile, le prestataire de santé va jouer un triple rôle :

  • La coordination du retour à domicile, avec les prises de contact successives et régulières des professionnels de santé libéraux choisis par le patient :
    • Infirmiers libéraux,
    • Pharmaciens hospitaliers ou officinaux,
    • Médecin traitant,
    • Diététicien, Kinésithérapeute…
  • La livraison du matériel à domicile et la formation des infirmiers libéraux par des infirmières de coordination spécialisées dans l’utilisation du matériel nécessaire à la prise en charge ; les réapprovisionnements sont réguliers et raisonnés pour respecter l’environnement du patient à son domicile
  • La rédaction de compte-rendu de suivi de la prise en charge à destination de tous les professionnels entourant le patient, et donc la certitude de l’implication de tous dans le bon déroulement de cette prise en charge. Pour se faire, le prestataire de santé sera en contact régulier avec le patient et ses infirmiers libéraux, tout en mettant à la disposition de chacun un numéro d’astreinte téléphonique 7/7-24/24.

Le prestataire de santé est donc un rouage essentiel dans le retour à domicile pour la fourniture du matériel nécessaire dans la coordination entre tous les professionnels de santé, et bien sûr, de par sa proximité, sa réactivité et sa disponibilité, un soutien et un réconfort psychologique constant du patient.

PHARMACIEN

 

Le pharmacien est le professionnel de santé le plus facilement accessible, à la fois par sa proximité géographique, mais aussi par sa présence et sa disponibilité sur une large plage horaire.

Le pharmacien est certes le spécialiste du médicament, mais surtout, il connait l’ensemble de votre traitement, aussi bien vos médicaments prescrits que ceux utilisés en automédication. Son intervention est indispensable pour éviter d’éventuels risques d’interactions médicamenteuses.

Le pharmacien d’officine occupe une place stratégique pour détecter l’apparition d’éventuels effets indésirables du traitement et surtout les prévenir. Il pourra vous donner des conseils de prévention et la démarche à adopter en cas d’apparition de ces effets.

La vigilance active du pharmacien d’officine permet à la fois d’éviter les interactions mais également de s’assurer des conditions de prises optimales du traitement afin d’en assurer la meilleure efficacité.

Il pourra également vous donnez des conseils en homéopathie, phytothérapie ou aromathérapie, si vous le souhaitez, pour votre bien-être.

Son professionnalisme, sa qualité d’écoute et sa disponibilité sont les qualités indispensables pour accompagner les patientes traitées.

La prise en charge d’un cancer du sein est multidisciplinaire, et diffère selon le type de cancer. Un certain pourcentage de femmes affectées par cette maladie subissent une chirurgie (mastectomie partielle ou totale). La mastectomie entraîne des séquelles esthétiques et psychologiques, une altération de l’image et de la féminité, mais aussi, un déséquilibre statique.

Différentes solutions s’offrent aux femmes opérées : la reconstruction mammaire ou le port de prothèse externe.

  • Les prothèses externes permettent de retrouver une silhouette féminine et de rétablir un équilibre statique. Un choix important est mis à disposition des patientes, ce qui permet de répondre aux besoins du plus grand nombre de femmes.
  • De nombreux modèles sont disponibles adaptés à chaque type d’intervention,intégralement remboursés par la Sécurité Sociale.
  • L’idéal est de prendre rendez-vous pour votre visite pour pouvoir vous consacrer tout le temps nécessaire et vous conseiller en toute tranquillité,selon différents critères:votre type de silhouette,la taille de votre poitrine,la cicatrice …
  • Vous pourrez également choisir,étape indispensable,dans une gamme variée,toute la lingerie adaptée à la bonne tenue de la prothèse garante d’un confort maximum.
  • Un dossier et une fiche de suivi seront établis pour mieux vous seconder tout au long de votre convalescence. Et un livret explicatif présentant tous types de prothèses ainsi que les modèles de lingerie vous sera remis.

Il aura un rôle important dans l’accompagnement de la femme opérée et participera à sa reconstruction en tant que femme, sur le plan physique comme psychologique

En pratique, elle doit porter une attention particulière :

  • à la coordination avec le corps médical pour les sorties d’hospitalisation et le suivi au domicile
  • au conseil et à l’orientation de suite opératoire concernant les soins infirmiers
  • aux entretiens pharmaceutiques pour les traitements médicamenteux
  • au soutien psychologique en libérant facilement la parole, par un accès facilité aux discussions aux comptoirs des officines, ou, si besoin, dans des espaces de confidentialité adaptés.
  • à la présentation des solutions existantes pour les patientes concernées par les prothèses mammaires et les sous-vêtements associés, afin de les aider à retrouver leur féminité.
  • à l’adaptation des manchons de contention des membres supérieurs
  • à l’utilisation de maquillage de camouflage des cicatrices.

Anatomo-pathologie

 

L’anatomie pathologique est une discipline exercée par des médecins spécialistes appelés pathologistes. 

C’est le pilier du dépistage, du diagnostic et du choix thérapeutique du cancer, notamment mammaire.  

Votre pathologiste, choisi par le médecin qui prélève votre tissu tumoral, travaille en très étroite collaboration avec tous les intervenants (radiologues, chirurgiens, oncologues …), tout au long de votre prise en charge. 

L’examen anatomopathologique est un examen microscopique de votre tumeur. 

Cet examen intervient d’abord au moment du diagnostic de votre lésion, souvent sur des biopsies, c’est à dire de petits prélèvements effectués par le radiologue suite à une image douteuse sur l’imagerie. Il permettra de définir s’il s’agit d’une lésion cancéreuse, d’une tumeur bénigne ou d’une lésion atypique nécessitant une exérèse chirurgicale. 

Un deuxième examen anatomopathologiste sera effectué sur la pièce opératoire lorsque la tumeur est enlevée par le chirurgien. Il a pour but de préciser la taille de la lésion, son type histologique précis, la qualité de la résection et de définir des critères propres à votre tumeur afin d’adapter au mieux le traitement post chirurgical. Le ou les ganglions prélevés dans le creux axillaire sont également examinés afin de déterminer un éventuel envahissement ganglionnaire. 

Tous ces examens sont réalisés dans un laboratoire d’anatomie et cytologie pathologique. 

Ce sont des médecins spécialistes dans cette discipline qui travaillent au microscope pour faire leur diagnostic et font un compte rendu de leur analyse pour aboutir aux conclusions nécessaires à la prise en charge de votre tumeur. 

Dans certains cas, ils se déplacent au bloc opératoire pendant le temps de votre intervention pour préciser au chirurgien si la résection tumorale est suffisante et éventuellement si le ganglion associé à la tumeur est positif. Là encore il s’agit d’un travail sur microscope mais dans des conditions techniques très limitées. Les résultats ne sont jamais définitifs et les prélèvements devront être réanalysés au laboratoire pour un diagnostic de certitude.   

Hypnosédation

 

Vous allez bénéficier d’une intervention chirurgicale sous hypnosédation. 

Vous vous posez certainement beaucoup de questions à ce propos. Voici quelques éléments pour vous aider à y voir plus clair.  

Qu’est-ce que l’hypnose médicale ?

Ce n’est pas de la magie ni du spectacle. L’hypnose est un phénomène naturel spontané que vous avez déjà expérimenté sans le savoir, il sera renforcé par la communication entre le patient et l’anesthésiste. 

  • Ce n’est pas un coma 
  • Ce n’est pas un rêve éveillé 
  • Ce n’est pas du sommeil 
  • Ce n’est pas de la relaxation 

Cet état de veille particulier favorise l’interaction entre fonctionnement conscient et inconscient. C’est un état de conscience modifié appelé « transe » caractérisée par une discussion : le patient opéré est un peu là et beaucoup ailleurs. Le patient reste conscient et conserve une posture d’observateur qui assiste à ce qui lui arrive. 

Il est guidé par le praticien qui va lui permettre de focaliser son attention sur un évènement qu’il aura choisi, ce qui lui permettra de vivre l’intervention chirurgicale de manière beaucoup plus confortable, détaché de toutes les stimulations extérieures qui peuvent être désagréables. 

Il pourra se remémorer tout ce qui lui sera plaisant de conserver de la séance. Cet état de conscience modifié est évolutif dans le temps, il peut être plus ou moins profond. Il n’est pas nécessaire d’être en transe profonde pour bien vivre une intervention chirurgicale. 

Est-ce suffisant ?

C’est une technique complémentaire qui répond aux mêmes conditions de sécurité qu’une anesthésie générale : être à jeun, la douche pré-opératoire, les mêmes conditions de sortie de salle de réveil, l’hospitalisation ou la sortie le soir même lors d’un geste ambulatoire. 

Cette technique est toujours complétée par une anesthésie locale réalisée par le chirurgien ou une anesthésie loco-régionale réalisée par le médecin anesthésiste réanimateur ainsi qu’une administration continue intraveineuse durant l’intervention d’un antalgique puissant. 

Suis-je hypnotisable ? Puis-je réfléchir, changer d’avis ? 

Cela ne se pose pas dans ces termes. Ce qui importe, c’est le désir de tenter l’expérience, la curiosité et surtout la relation de confiance avec le praticien. 

C’est un choix personnel, la première contre-indication est le refus du patient comme pour toute technique anesthésique. Vous pouvez renoncer à tout moment et l’on pourra transformer cette expérience de conscience modifiée même en cours d’intervention si cela est inconfortable pour vous en une anesthésie plus profonde, voire une anesthésie générale.  

Vous conservez donc le contrôle, votre libre arbitre. Vous n’êtes pas sous l’emprise du thérapeute. 

Pourrais-je m’exprimer ?   

Vous pourrez toujours communiquer avec l’anesthésiste soit par le biais d’un geste convenu avec le praticien : un mouvement de doigt, un froncement de sourcil, un mot. Ce code est établi dès le début de la procédure.  

Quelles sont les indications de l’hypnoanesthésie ?

Les indications sont multiples et très diverses en association avec d’autres thérapeutiques. Nous pouvons citer : 

  • La prise en charge des douleurs aigues ou chimique péri-opératoire, 
  • Les phobies des soins, pansements, gestes diagnostiques invasifs médicaux, soins dentaires, 
  • Les examens endoscopiques, 
  • La radiologie interventionnelle, 
  • Certaines chirurgies en accord avec le chirurgien : chirurgie plastique, cervico faciale, dentaires, ORL, gynécologiques, orthopédiques et vasculaires accompagnées d’une anesthésie locale ou d’une anesthésie loco-régionale. 

Il est difficile de faire une liste exhaustive. Le mieux est de poser la question à votre chirurgien ou à l’équipe qui vous prend en charge. 

Quels sont les avantages de cette technique ?

Le premier est celui d’avoir acquis une nouvelle compétence personnelle qui ouvre des champs d’application dans la vie quotidienne (résistance au stress, à l’inconfort, la colère, la fatigue…). 

Vous avez vécu une expérience nouvelle agréable positive dont vous pouvez être fière. 

L’hypnose permet un meilleur vécu avant, pendant et après le geste chirurgical opératoire. 

Elle permet une meilleure réhabilitation post-opératoire et donc une sortie plus rapide. 

Enfin, la diminution de la consommation de produits anesthésiques et antalgiques entraîne moins d’effets secondaires et donc une meilleure satisfaction. 

Certaines études ont montré une diminution du saignement per-opératoire et une amélioration de la cicatrisation. 

Kinésithérapie

 

Bénéfices

Pallier aux effets secondaires en fonction de la phase de traitement.

Il est important de commencer la kinésithérapie le plus tôt possible afin de maintenir une bonne souplesse articulaire et trophique du membre supérieur et du sein. L’idéal est de commencer 10 jours après la chirurgie.

Les étapes du parcours de soins

Post-chirurgie et chimiothérapie

  • Avoir une épaule souple et non douloureuse afin que vous puissiez faire vos séances de radiothérapie sans gêne.
  • Prévenir et traiter les cordes lymphatiques. La radiothérapie peut générer des thromboses lymphatiques superficielles. Les séances de kinésithérapie vont vous permettre d’assouplir les cordes lymphatiques sans les traumatiser.
  • Assouplir les cicatrices et prévenir la fibrose car la radiothérapie peut fibroser les tissus. La kinésithérapie permettra de drainer ces zones d’adhérences.
  • Corriger votre posture pour lutter contre l’attitude de protection du sein.
  • Mise en place d’une activité physique adaptée pour lutter contre la fatigue induite par les traitements.

Pendant la radiothérapie

  • Drainer les œdèmes grâce au DLM : Drainage Lymphatique Manuel du sein et/ou du membre supérieur
  • Lutter contre l’installation d’un œdème le plus rapidement possible. Si l’œdème du membre supérieur est supérieur à 3cm : mise en place d’une phase d’attaque avec bandage contention et compression jusqu’à ce que l’œdème se stabilise, puis mise en place d’un manchon. Si œdème du sein : mise en place de matériel mobilisateur et contention.
  • Maintenir les tissus souples : étirements musculaires, mobilisation des fascias, drainage des fibroses.

Après la radiothérapie

  • Drainer les œdèmes résiduels
  • Lutter contre le lymphœdème : contention, pressothérapie
  • Mobilisation du membre supérieur si raideur résiduelle
  • Éducation thérapeutique

Déroulement de la séance

Prise en charge individuelle pendant 30minutes puis exercices adaptés en fonction de la phase de traitement

Coût d’une consultation

Séance prise en charge par la sécurité sociale si ordonnance médicale en rapport avec l’ALD.

Coût de la séance en fonction de la prescription.

Ostéopathie

 

L’ostéopathie, qui n’a aucune prétention à traiter le cancer du sein en lui-même, a un réel rôle dans l’accompagnement du traitement allopathique. Il a pour objectif de réduire l’importance de certains effets secondaires et ainsi d’améliorer votre qualité de vie. 

En quoi consiste la prise en charge ?

L’ostéopathie consiste au rééquilibrage mécanique global du corps par des manipulations manuelles douces et indolores. L’ostéopathe agira sur les différents types de tissus du corps humain (articulations, muscles, ligaments, fascias, aponévroses, …) afin de retrouver la plus grande mobilité et souplesse possible. 

Le corps est soumis à de multiples contraintes autant mécaniques que psychologiques ou émotionnelles, auxquelles il doit faire face en s’adaptant et compensant sans cesse. En améliorant la mobilité et l’équilibre, l’ostéopathe aidera donc le corps à conserver son autonomie. 

Quels sont les bénéfices ?

Une fois rééquilibré, le corps s’adaptera le mieux possible. Les bénéfices sont multiples lorsque le corps est plus à même de se défendre. On aura donc des diminutions des douleurs articulaires, musculaires, ligamentaires, tendineuses …, une meilleure gestion du système digestif, du sommeil, de la fatigue et donc du stress. 

Les séances d’ostéopathies améliorent également l’intégration et l’élimination des traitements médicamenteux, diminuant ainsi les effets indésirables comme par exemple, les nausées, maux de tête, vertiges trouble du transit…  

A quelles étapes du parcours ?

L’ostéopathie étant une aide à l’intégration des contraintes imposées au corps, elle peut s’envisager à chaque étape du processus du traitement du cancer du sein : avant et après une chirurgie ou traitements, pour préparer le corps puis pour le rééquilibrer et l’aider à la récupération et aussi pendant les traitements, pour l’aider à surmonter les effets secondaires.  

La chirurgie, effets secondaires et ostéopathie

La chirurgie du cancer du sein, qu’il s’agisse d’une tumorectomie, d’une mastectomie, qu’elle se fasse avec ou sans curage ganglionnaire, entraînera différents effets secondaires, qu’ils soient immédiats ou à distance. 

Des tiraillements voire une perte d’amplitude du bras ou de l’épaule sont souvent la conséquence des différents traumatismes subis. L’opération peut générer des problèmes articulaires et tissulaires. Après l’intervention, la réorganisation des tissus ainsi que la zone d’ancrage de la cicatrice sur les tissus profonds jusqu’à l’os peuvent faire souffrir. 

L’ostéopathe devra déterminer quels sont les tissus (articulations, ligaments, muscles, etc…) qui ont été atteints et traitera ces atteintes par des manipulations douces et adaptées afin de redonner de l’amplitude au membre. 

Par la suite, une fois la cicatrisation totalement terminée, il pourra travailler la zone cicatricielle afin de limiter les restrictions de mobilité qui peuvent en être à l’origine. 

Des problèmes lymphatiques peuvent apparaître suite à un curage axillaire. Les gonflements de l’aisselle, du bras, de l’avant-bras ou de la main sont généralement traités par le kinésithérapeute avec du drainage lymphatique. En complément, l’ostéopathie favorisera le drainage en libérant les zones de tensions qui contribuent à la stase liquidienne (lymphatique et sanguine) et redynamisera la circulation dans le membre supérieur. 

La détresse psychologique résultant de l’opération est souvent synonyme de fatigue, l’ostéopathe va pouvoir travailler sur le système respiratoire et neurovégétatif pour aider à mieux se relaxer et ainsi diminuer cet état émotionnel. 

Chimiothérapie, effets secondaires et ostéopathie

Qu’elle soit administrée de manière orale, intraveineuse, ou intramusculaire, la chimiothérapie est à l’origine de nombreux effets secondaires. 

Troubles digestifs :  

Qu’il s’agisse de nausée, d’acidité, ou encore de diarrhée, l’ostéopathie en agissant sur les tensions autour des organes, en influant sur le système nerveux végétatif et en participant à diminuer l’anxiété peut atténuer ces manifestations. 

Douleurs musculaires et articulaires : 

Certains types de médicaments entraînent des douleurs musculaires et articulaires l’ostéopathe, par ses manipulations va redonner une dynamique globale à l’ensemble du corps. 

Fatigue : 

La fatigue est souvent multifactorielle (anxiété, contexte, environnement, troubles digestifs, douleurs…) et la chimiothérapie, en engendrant une anémie entraîne un excès de fatigue. L’ostéopathie ne peut pas agir sur l’anémie, mais en soulageant les autres facteurs responsables de la fatigue elle peut diminuer la sensation de fatigue tout en améliorant le sommeil. 

Radiothérapie, effets secondaires et ostéopathie.

Les effets secondaires des radiothérapies recroisent ceux des autres traitements, un suivi ostéopathique sera aussi bénéfique à l’atténuation de ces effets.  

Quel est le coût d’une consultation ?

La séance d’ostéopathie coûte environ 50€ et n’est pas remboursée par la sécurité sociale mais prise en charge de plus en plus par les mutuelles. Pour cela, l’ostéopathe délivre à chaque fin de séance, une note d’honoraires qui permet au patient de se faire rembourser. Les remboursements varient en fonction de chaque mutuelle, des différents types de contrats ou d’options. Il est donc conseillé de se renseigner auprès de sa mutuelle. 

Radiologie

 

Au moment du diagnostic

Le radiologue intervient après qu’une anomalie ait été décelée lors du dépistage (organisé ou individuel) par autopalpation ou lors de l’examen du médecin. 

L’imagerie comporte en première intention une mammographie, une échographie puis éventuellement une imagerie par résonance magnétique (IRM). Le radiologue est juge des moyens les plus appropriés pour le diagnostic en optimisant le nombre d’examen et l’irradiation. 

Le radiologue doit parvenir à un diagnostic de certitude histologique par un prélèvement de l’anomalie et éventuellement du ganglion de l’aisselle. 

Le prélèvement est réalisé après désinfection soigneuse, anesthésie locale à l’aide d’une aiguille qui sera guidée par des radios (stéréotaxie), l’échographie ou éventuellement par IRM. 

Le terme employé peut varier de cytoponction, micro ou macrobiopsie ou Mamotome, en fonction de la taille de l’aiguille et du matériel obtenu. 

Pour marquer le site de prélèvement un marqueur peut être déposé après la biopsie : le clip. 

Le radiologue, après les résultats anatomopathologiques (1 semaine), s ‘assure de la cohérence de ceux-ci avec l’image qui a servi de cible et explique les résultats à la patiente ou l’adresse auprès de son médecin.  

Avant l’opération

Le radiologue le matin ou la veille de l’intervention met en place un fil entre le nodule ou le clip et la peau afin de guider le chirurgien. Dans les cas plus simples une croix dessinée sur la peau permet le repérage. 

Pendant un traitement avant chirurgie des examens d’imagerie sont réalisés afin d’évaluer l’efficacité du traitement. 

Après le traitement

Au bout d’un an, parfois 6 mois, puis toutes les années, un bilan d’imagerie par mammographie, échographie et éventuellement IRM, permet de surveiller les cicatrices et l’autre sein. 

Le rôle du Médecin Nutritionniste

 

Le médecin nutritionniste évalue l’état de santé de la patiente pour l’aider de façon personnelle à modifier ses habitudes et son comportement alimentaire.

L’alimentation est au cœur des maladies de civilisation, par la modulation de l’inflammation associée à l’obésité et à l’augmentation de masse grasse qui accroissent les risques de développer la plupart des maladies chroniques actuelles dont le cancer.

Le rôle du médecin nutritionniste est d’orienter les patientes vers l’alimentation qui va les aider à consolider leur état de santé en :

  • Observant leurs habitudes et leur niveau d’activité physique,
  • Évaluant la composition corporelle par l’impédancemétrie pour fixer des objectifs d’amélioration,
  • Dépistant des carences nutritionnelles ou micro-nutritionnelles et en les corrigeant,
  • Accompagnant les troubles fonctionnels, et en favorisant une bonne tolérance aux traitements.

L’objectif final étant d’adopter de nouvelles habitudes alimentaires et un changement de mode de vie durable pour diminuer les risques de récidive.

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Activité physique

Utilité et mécanismes de l’activité physique (AP) après un cancer du sein

De nombreuses réactions surviennent lors du diagnostic et du traitement d’un cancer incluant fatigue, prise de poids, baisse du moral, douleurs et diminution de la qualité de vie.

Les bénéfices de l’AP sur ces événements sont multiples et justifient l’intégration de l’AP dans un programme de soins de suite et soutien au cours et dans l’après cancer. Ces bénéfices portent également sur la possibilité de rechute et le pronostic de la maladie. La fatigue est bien sûr ressentie sur le plan physique musculaire mais également sur le plan central et cognitif avec des troubles de l’attention et de la mémoire.

Or, par l’intermédiaire des actions portant sur la qualité du sommeil, l’image du schéma corporel et la reconstruction sociale, l’AP permet avec une prise en charge psychologique une amélioration de ces différents paramètres.

Les conditions d’efficacité de l’AP sont :

  • Une intensité suffisante (pour modifier des facteurs inflammatoires et insuline),
  • Une durée de 45 à 60 minutes par séance, une fréquence d’au moins trois fois par semaine,
  • Et un programme d’au moins 6 mois (rapport graisse/muscle).

Les exercices pratiqués doivent être réalisés sur le mode de l’endurance et également de la musculation dynamique. Le réentraînement à l’effort au cours d’un programme supervisé (programmes de soins coordonnés intégrant la prise en charge nutritionnelle, psychologique et physique) peut se faire de façon concomitante avec la prise en charge médicale et reste un adjuvant thérapeutique permettant le maintien des capacités fonctionnelles, les performances cardio respiratoires, et la diminution de la fatigue.

Bien sûr, au-delà de ces programmes, le maintien de la pratique d’une activité physique adaptée est un véritable défi pour pérenniser une AP suffisante en termes de volume d’intensité et de fréquence. En effet le retour à la vie active rend difficile le « contrat » à long terme. Et pourtant, toutes les études confirment que ce sont les bénéfices de l’AP sur la capacité physique, la composition corporelle, le niveau d’anxiété qui permettront une diminution des récidives.